Qui ne se souvient de ce film mythique de Kathryn Bigelow en 1991, « Point Break », dans lequel Patrick Swayze, au sommet de son art, surfe jusqu’au bout de sa liberté sauvage les vagues géantes du monde entier ?

Actualités juridiques Cabinet 1927 Avocats

Qui ne se souvient de ce film mythique de Kathryn Bigelow en 1991, « Point Break », dans lequel Patrick Swayze, au sommet de son art, surfe jusqu’au bout de sa liberté sauvage les vagues géantes du monde entier ?

Autres actualités

Servitude de résidence principale : Un nouvel outil inédit au service de l’habitat permanent

La crise du logement dans les territoires touristiques n’est pas un phénomène nouveau. Depuis plusieurs décennies, les communes du littoral, de la montagne et les centres-villes historiques subissent une pression croissante liée à la conversion...

Recul du trait de côte : un nouvel outil pour les collectivités littorales

Le ministère de la Transition écologique a lancé, le 18 juin 2026, l’application « Le littoral de ma commune ». Développée par le Cerema, elle met à la disposition des collectivités une base de connaissances...

Article Décret n°2026-302 du 21 avril 2026 : Réforme du contentieux des EnR et des projets connexes.

Les différents gouvernements qui se succèdent ont tous un point commun : une politique énergétique basée sur un développement accru d’un renforcement de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Le but : atteindre une...

Canicules répétées – « les bouilloires thermiques »: une nouvelle catégorie de passoires énergétiques

Alors que la lutte contre les passoires thermiques, ces logements particulièrement mal isolés en hiver, s’est intensifiée avec la loi Climat et Résilience de 2021, une autre problématique fait aujourd’hui irruption dans le débat législatif...

LA RESPONSABILITE DES INTERMEDIAIRES DE VENTE

Dans le cadre des litiges liés à la vente de véhicules d’occasion, une idée revient fréquemment : l’intermédiaire de vente serait un acteur périphérique, dont la responsabilité ne serait que très peu engagée. La jurisprudence...

L’appréciation par les chambres disciplinaires des masseurs-kinésithérapeutes des clauses d’un contrat d’assistanat libéral

Pour l’exercice de leur profession, les masseurs kinésithérapeutes peuvent signer des contrats d’assistanat libéral, définissant notamment les modalités d’exercice, la durée du contrat ou encore la mise à disposition de la patientèle et de la...

Responsabilité personnelle du dirigeant et défaut d’assurance décennale

La souscription d’une assurance décennale constitue une obligation fondamentale pour les professionnels du bâtiment. En application de l’article L. 241-1 du Code des assurances, toute personne dont la responsabilité peut être engagée sur le fondement...

Plages privatisées « en douce » : le rappel à la Loi du Gouvernement.

La sénatrice des Alpes-Maritimes Alexandra Borchio Fontimp (LR) avait interpellé la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche sur une pratique qui prolifère sur le littoral méditerranéen : la mise à disposition...

Bail commercial sur le domaine public : la nullité n’efface pas la réalité économique de l’occupation

Par un arrêt du 21 mai 2026, la troisième chambre civile de la Cour de cassation apporte une précision importante sur les conséquences financières de l’annulation d’un bail commercial conclu sur le domaine public. Si...

Résiliation du contrat de construction de maison individuelle (CCMI) et qualification des clauses contractuelles : l’indemnité forfaitaire stipulée au profit du constructeur constitue une clause de dédit insusceptible de modération par le juge, et non une clause pénale dont le montant peut être diminué

La distinction entre clause pénale et clause de dédit a souvent été précisé par la jurisprudence, en raison des confusions récurrentes opérées entre ces deux clauses, dont la qualification est parfois délicate. Pourtant, la clause...

En découvrir plus sur le cabinet 1927 Avocats

Domaine public

Qui ne se souvient de ce film mythique de Kathryn Bigelow en 1991, « Point Break », dans lequel Patrick Swayze, au sommet de son art, surfe jusqu’au bout de sa liberté sauvage les vagues géantes du monde entier ?

La liberté consubstantielle à la pratique du surf est consacrée par les dispositions législatives applicables à la matière.

L’article L 2213 – 23 du code général des collectivités territoriales rappelle que le maire assure la police des baignades et activités nautiques pratiquées à partir du rivage avec des engins de plage des engins non immatriculés.

Au titre de cette disposition, il est donc possible d’imaginer qu’un maire puisse réglementer l’activité du surf, voire même la pratique de l’enseignement du surf sur le territoire de sa commune.

L’article L321-9 du code de l’environnement quant à lui est beaucoup plus précis sur la liberté d’accès aux plages et la gratuité.

Il dispose dans ses deux premiers alinéas : « L’accès des piétons aux plages est libre sauf si des motifs justifiés par des raisons de sécurité, de défense nationale ou de protection de l’environnement nécessitent des dispositions particulières.

L’usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages au même titre que leur affectation aux activités de pêche et de cultures marines. »

Dit autrement, c’est d’abord et avant tout la liberté qui préside à l’accès aux plages et à la mer, de même qu’à la pratique du surf.

Dans un arrêt du 2 mai 2023, rendu sous le numéro 21 BX 04 708 de la cour d’appel de Bordeaux, l’a rappelé de manière extrêmement claire.

Elle énonce que si, en vertu de l’article L 2213 – 23 du code général des collectivités territoriales, le maire exerce la police des activités nautiques, et que si le maire tient également des dispositions de l’article L321 – 9 du code de l’environnement le pouvoir d’apporter des limitations aux droits d’accès aux plages pour des motifs de sécurité des piétons, aucune de ces dispositions ne l’autorise pourtant à soumettre l’exercice d’une activité d’enseignement de la pratique du surf à un régime d’autorisation préalable.

Il faut donc combiner, dans une logique de partage des usages, les impératifs de sécurité des baigneurs, et de préservation du trait de côte, avec l’enseignement et la pratique du surf, totalement libres.

C’est une démarche possible, à la faveur d’une part d’un dialogue avec les pratiquants, mais également à la faveur des modalités de protection des côtes.

C’est davantage au regard des dispositions d’une stratégie intégrée de gestion du trait de côte que les communes littorales peuvent réglementer, ou en tout cas organiser et encadrer la pratique du surf sur leur plage.

Mais pour le reste, « Free surf » sur les plages françaises.

« Homme libre toujours tu chériras la mer », et aurait pu ajouter Baudelaire si le surf existait à son époque : « homme libre toujours tu chériras le surf ».

pratique du surf

Thomas DROUINEAU